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Par Team #ChaqueJourÊtreBien
Le 06.12.2018

Mes enfants et les jeux vidéo : pour que ça reste une partie de plaisir !

Votre enfant joue aux jeux vidéo et cela vous agace ? Ils sont souvent vus comme une perte de temps : et si nous essayions de voir les choses différemment ?
Persévérance, stratégie, empathie... pourquoi ne pas jouer avec lui et comprendre les qualités que développe la pratique des jeux vidéos ?

Le jeu vidéo pour stimuler l’enfant

Il peut passer plusieurs heures devant sa console ou son ordinateur, seul ou en ligne avec ses amis. Pour de nombreuses personnes, les mondes virtuels sont une perte de temps, alors que votre enfant pourrait apprendre un instrument ou faire du sport. Et pourtant, il ne vous a jamais blâmé de passer plusieurs heures à surfer sur votre smartphone ou à buller devant la télé... (NDLR : la moyenne de visionnage de la télévision est de 3h42 par jour en France en 2017).

Au premier abord, c’est grâce à cette activité que votre progéniture se détend. Mais cette activité est souvent trop perçue par les adultes comme un passe-temps (plus ou moins abrutissant) plutôt qu’une réelle activité intellectuelle et culturelle. 

Pourtant, quand il joue, votre enfant affronte de nombreux défis qui le challengent sur ses réflexes, ses aptitudes stratégiques et analytiques. En passant les niveaux, améliorant ses scores et se comparant à d’autres joueurs, il intègre la notion de performance, un concept incontournable au 21e siècle. Pour finir un jeu à 100%, il lui a fallu sans doute réessayer des passages des dizaines, voire des centaines de fois. Comme dans les jeux de société, n’est-ce pas de la persévérance ?

Depuis une quinzaine d’année, le défi a pris une tout autre envergure pour les joueurs. En effet, le challenge ne se limite plus à affronter une simple machine, mais à se mesurer à d’autres joueurs, où qu’ils soient sur le globe. La notion de challenge et de performance prend alors tout son sens dans ce mode de jeu, du fait que votre enfant teste ses compétences avec d’autres personnes réelles, plutôt que face à un simple programme. 

Dès lors, les jeunes ne se rejoignent plus seulement au lycée ou en ville. Leur nouveau point de rendez-vous peut se trouver sur Fortnite® (LE jeu vidéo à la mode en 2018), League of Legends® ou encore GT Sport®. Le jeu vidéo peut donc avoir une place importante dans la vie sociale de votre enfant, et il serait dommage de l’en priver.

Comment encadrer le loisir de mon enfant ?

1. Donner un temps de jeu

Naturellement, il est important d’encadrer les heures de pratique de votre enfant afin qu’il profite des vertus du jeu, et non de ses vices.
A titre d’exemple, les enfants de 5 à 11 ans ne devraient pas s’exposer plus de 2 heures par jour devant un écran (source : Naître et grandir, 2014). Et même en dehors de cette tranche d’âge, on peut estimer que 2h par jour sont suffisantes pour se détendre devant son jeu vidéo du moment ! On peut autoriser ponctuellement à son enfant une transgression à la règle. Si il/elle s’est bien comporté(e) à la maison et à l’école, lui autoriser un petit extra est une bonne manière de le/la récompenser pour sa bonne conduite !

2. Choisir le jeu adéquat

Quand votre enfant réclame un jeu, il est difficile en tant que parent de savoir si ce jeu est approprié. Et même si un jeu contient des scènes violentes, il est difficile de lui dire non, alors que tous ses amis jouent déjà à ce jeu. Dois-je censurer mon enfant de ce jeu afin de le protéger de la violence et des vices qu’il contient ? Ou dois-je lui laisser y jouer afin de ne pas le/la mettre à l’écart de l’expérience et de la mémoire collective qu’il pourrait partager avec ses camarades ?

N’hésitez pas à vous renseigner sur le jeu et son contenu, et juger "au cas par cas". A titre d’exemple, j’ai été choqué par l’histoire de GTA V® qui aborde des thèmes comme la drogue, la prostitution et le banditisme sans aucun filtre. D’un autre côté, je trouve que les jeux de guerre (Call of Duty®, Battlefield®, etc.) sont certes violents, mais sont abordés avec une dimension de compétition et de challenge entre joueurs. La dimension sociale, tactique et stratégique peut alors prendre l'ascendant sur le caractère violent du jeu : il est important de prendre en compte l’âge et surtout la maturité de votre enfant pour estimer s'il peut jouer à ce jeu. 

Pour vous aider, vous pouvez vous appuyer sur les classes d’âge PEGI et les conseils des vendeurs en boutique. Vous pouvez également paramétrer le contrôle parental présent sur la majorité des consoles, afin de mieux encadrer la pratique de votre enfant.

3. Accepter la frontière réel / virtuel

Ceci étant, protéger son enfant de TOUS les jeux violents, est-ce lui rendre service ? Être autorisé à transgresser les règles dans un univers virtuel peut être un moyen de mieux les comprendre et les appréhender dans la réalité. Dans tous les cas, discuter avec son enfant reste la meilleure manière de lui expliquer pourquoi tel ou tel jeu n’est pas adapté, ou bien de comprendre ce qu’il pense de son jeu. Parler avec lui d’un jeu de guerre est donc une excellente façon de s’assurer qu'il dissocie l'impact d'une décision dans le monde réel et virtuel. Et de se rendre compte de l'étendue de ses connaissances sur des sujets sérieux comme les conflits dans le monde et le terrorisme.

> A lire : 13-Novembre : rescapés de l’attaque au Bataclan, ils se reconstruisent avec le jeu vidéo, LeMonde.fr

Jouer avec son enfant est donc un bon moyen de vérifier le contenu de ses jeux, mais surtout de lui faire plaisir en partageant un moment de détente avec lui/elle dans une activité qu’il aime tant. Je me souviens encore de la joie que j’avais de partager une partie avec mon père. Je me suis toujours demandé comment il pouvait être aussi bon conducteur dans le monde réel et aussi mauvais sur console !

Enfin, on pourrait penser que le jeu vidéo nuit au sommeil. Pourtant, la psychologue et chercheuse sur les rêves Jayne Gackenbach a montré que les joueurs ont « moins de rêves difficiles ou de cauchemars ». Elle ajoute qu’ils ont « plus tendance à transformer dans leurs rêves les occasions de déplaisir en source de fun », et que ces rêves « contiennent moins de violence que les non-joueurs » (Gackenbach, J., Ellerman, E., & Hall, C. - 2011. Video game play as nightmare protection : A preliminary inquiry with military gamers. A lire sur le blog Psy et geek)

Interview d’un papa geek

Pour illustrer nos propos, nous avons interviewé Damien, 40ans, le plus geek de nos collègues chez ADRÉA Mutuelle, et probablement le plus geek des papas (tout court). Il nous parle de ses habitudes de jeu avec ses enfants : Pénélope, 6 ans et Gabriel, 3 ans.

  • Est-ce que tu joues aux jeux vidéo avec tes enfants ?

Etant un joueur de longue date, je les ai incités au début et c’est désormais à leur demande.
On joue de préférence ensemble, tant à des jeux compétitifs que collaboratif, même s’ils leur arrivent parfois de jouer à des jeux solo.

  • Comment encadres-tu la pratique de tes enfants ?

On privilégie la pratique du jeu vidéo qui, contrairement à un dessin animé par exemple, leur permet de ne pas être passif devant l’écran… et d’apprendre la persévérance.
On évite les jeux « free to play » (ex. Candy Crush®) qui sont souvent des produits conçus pour créer une addiction et pousser à la dépense (achat de jetons, de costumes, évolution des personnages, déblocage...) au détriment des mécaniques de jeu. On évite aussi les jeux jouets (NDLR : jeux nécessitant l’achat de figurines) comme Skylanders®, Lego Dimension®, Disney Infinity® ou le récent Starlink Battle for Atlas® qui incitent à toujours dépenser plus – et accessoirement à encombrer les étagères – en poussant à collectionner.
Après, on essaye évidemment de restreindre leur temps d’exposition global aux écrans et on cible les jeux liés à leur âge. Pour celà, je fais confiance au logo PEGI et j'ai configuré le contrôle parental (disponible sur toutes les consoles de salon actuelles) pour limiter le temps de jeu.

  • Avec la fièvre du « rétro gaming », les marques ressortent d’anciens modèles au format mini avec des jeux pré chargés à l’intérieur. Que penses-tu de ces consoles ?

Si la qualité est parfois inégale – je pense à la MégaDrive® ou plus récemment la Neo Geo® et la PlayStation Mini® – c’est un merveilleux moyen de faire découvrir à notre progéniture les jeux vidéo des années 80 et 90 qui ont bercé notre enfance. Ils ont été revus et intègrent maintenant une connectique moderne et des fonctions de sauvegarde – enfin ! –, ce qui nous permet de pleinement en profiter sur nos télévisions actuelles.
Les jeux en 2D vieillissant mieux, je recommanderai plutôt la Super NES Classic Mini® aux parents.

  • Quels sont tes conseils de consoles à mettre sur la liste de Papa Noël ?

Si Sony® et Microsoft® étaient vraiment ciblés jeune public à l’époque de la PS3® et la Xbox 360® (notamment avec la PS Move® ou la Kinect®), c’est moins le cas actuellement avec la PS4® et la Xbox One®. Le concept hybride de la Nintendo Switch® (console de salon et portable) et toutes les variétés de façon de jouer (manette pratique pour les petites mains, jeu tactile, motion gaming...), me semble un incontournable. Fortnite® est sorti sur cette console, pour les parents qui veulent céder à la « hype » du moment.

Pour un budget plus serré et une pratique plus autonome sans monopoliser l’écran de la TV, une Nintendo 2DS®, vieillissante mais robuste pour les plus jeunes, peut-être un bon investissement.

  • Quels jeux conseillerais-tu pour partager un bon moment en famille ?

Sur Nintendo Switch® donc :
- Mario Kart 8 Deluxe® : un classique absolu, avec notamment ses fonctions d’aide au pilotage qui permettent à tous de prendre du plaisir
- Snipperclips® : pour ceux qui veulent se creuser les méninges en coopératif
- Nintendo Labo® : pour les enfants patients et créatifs (malgré un rapport qualité / prix élevé)
- Mario Party® : pour son accessibilité et sa diversité
- Pokémon Let’s Go® : pour son lien intergénérationnel et le pont avec l’épisode sur mobile

Sinon il y a, aussi disponible de surcroît sur les autres supports, les incontournables Minecraft®, Just Dance® ou Overcooked® jouables en mode coopératif ou compétitif.

  • Merci Damien pour tous tes conseils :)

 

J'éspére que cet article vous a rendu un peu plus curieux au sujet des jeux vidéo, et qu’il vous a donné envie de prendre la manette en main pour faire une partie avec vos bambins cet hiver !  Fous-rires en famille garantis pour un pur moment de partage !

  

 La Team #ChaqueJourÊtreBien 

 

 

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