Adrea
#BienDansMaTête
C'est se sentir chaque jour 
 mieux accompagné
Par SALTO Mag
Le 05.04.2019

Bien encourager son enfant, 3 formules à éviter

En tant que parents, il est naturel de vouloir encourager son enfant, de l’aider à surmonter ses difficultés et à prendre confiance en lui. Mais que ce soit dans un cadre sportif ou scolaire, ce n'est pas toujours simple. Certaines phrases, souvent entendues au bord des terrains, peuvent même se révéler plutôt négatives. Alors comment encourager nos enfants au mieux ? 

Pour aider nos enfants à développer leur autonomie et leurs propres forces, voici 3 types de phrases à éviter et à reformuler.

1.  « Tu es le meilleur / la meilleure »

(variantes : le/la plus doué(e), la plus belle, le plus beau, le/la plus fort(e)...) 

Risques :

Vous avez envie d'encourager votre enfant, vous voulez qu'il ait confiance en ses capacités et c’est tout à fait naturel ! Mais ces phrases répétées peuvent entrainer une pression trop importante. Il risque de mal vivre ses échecs, d’avoir des difficultés à se remettre en question et à progresser (pourquoi faire, étant donné qu'il est le meilleur ?).
De plus, loin de le rassurer, cela peut entraîner du stress, de l’anxiété, des angoisses. Votre enfant risque de développer toutes sortes de peurs : celles de vous décevoir, de perdre votre amour, votre soutien, etc.

Que dire à la place ?

Privilégier des compliments descriptifs, même s’il a perdu ! Par exemple : « Tu as été très concentré », « tu n'as rien lâché », « tu as été persévérant »… Vous l’aidez ainsi à mieux vivre ses échecs et à progresser.

À retenir 

Un bon compliment est un compliment descriptif qui s'appuie sur des faits réels, objectifs, précis. Cela permet à votre enfant de développer sa confiance et son estime de soi, de progresser et d'évoluer, de diminuer stress et anxiété, de mieux vivre ses échecs.

2. « Fais-moi plaisir »

(et les expressions qui renvoient aux parents : je suis content, triste, fier de toi, etc.)

Risques :

Il est vrai qu’un petit « je suis fière de toi » n'a jamais fait de mal à personne. C'est la répétition et la généralisation qui peuvent se révéler négatives.

Chez votre enfant, la motivation devient alors extrinsèque (extérieure à lui-même). Celle-ci est fragile et peut vite disparaitre suite à un changement d'entraineur ou de prof, un conflit ou une dispute avec un parent. Il peut également devenir dépendant du regard des autres, incapable de dire « non », se monter sujet au surmenage, aux angoisses.

Que dire à la place ?

Utilisez des tournures comme « Tu peux être fier de toi », plutôt que « je suis fier de toi ». Cela lui permet de construire son estime de soi et sa propre motivation. Vous pouvez également le questionner votre enfant sur ce que lui apporte l’expérience (victoire ou défaite) : « qu'as-tu ressenti ? », « qu'aurais tu pu faire différemment ? », « quelle qualité t'a permis de réussir ? »…

À retenir :

La source de motivation la plus efficace est celle qui vient de votre enfant lui-même et non de l'extérieur. Ce qu’on appelle la motivation intrinsèque. Au-delà de vouloir faire plaisir à ses parents / à ses entraîneurs / à ses profs, votre enfant fait du sport (ou ses études) avant tout pour lui-même !

3.  «  Ce n'est pas grave »

(ou “ce n'est pas encore perdu", etc.) 

Risques :

Ces mots d'encouragements sont malheureusement contreproductifs.

Nous avons tous, je pense, vécu cette expérience avec un jeune enfant : « Attention de ne pas renverser ton verre ! » Et que se passe-t-il ? Le verre se renverse !

Notre cerveau n'entend pas la négation. Dans cet exemple, l'enfant va inconsciemment enregistrer l'information "renverse ton verre" et toutes ses actions vont ensuite mener au verre qui se renverse. Quand vous dites ce genre de phrase, votre enfant entend le contraire de ce que vous voulez dire : "c'est grave", "c'est perdu"… conduisant à la défaite, la démotivation, le découragement. Tout l’effet contraire de ce qui était voulu au départ.

Que dire à la place ?

Il suffit simplement de construire des phrases en enlevant toute structure négative (« pas », « ne ... pas », etc.)

Exemples : « tu vas y arriver », « c'est possible », etc.

À retenir :

Il s'agit ici d'une des règles de base de la préparation mentale. Il est important de bannir de son discours les constructions de phrases négatives (ainsi que les mots négatifs, bien évidemment) et, au contraire, de mettre l’accent sur les aspects positifs.

Et n'oubliez pas, rien de tel qu'un peu d'humour pour échanger avec nos enfants ;) 

 

Céline LE FRIANT, pour Salto Mag

 

 

Dans la même catégorie

Le 14.08.2019

Pourquoi créer mon carnet de voyages a été ma meilleure idée créative ?

Vous aimez les travaux manuels et vous aimeriez redonner vie à vos souvenirs de vos vacances ? Pourquoi ne pas commencer un carnet de voyage ?
Le 05.07.2019

Le gribouillage comme art thérapie : le doodling

Dès que vous êtes au téléphone, vous gribouillez systématiquement tous les bouts de papiers qui sont à votre portée ? Sans le savoir vous "doodlez" et enregistrez plein d'informations !
Le 29.05.2019

Je suis une mère courage, une mère coupable…

Comment aider son enfant à être heureux ? Épanoui ? Et si vous commenciez par vous faire confiance et que vous arrêtiez de vous rendre coupable ?