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#BienDansMaTête
C'est se sentir chaque jour 
 mieux accompagné
Par Frédérique BANGUÉ
Le 29.05.2019

Je suis une mère courage, une mère coupable…

Être parent, ça ressemble à une compétition de sport. On se prépare, on se motive, on encourage, on doute,
on donne tout avant la ligne d’arrivée. L’objectif ? Que nos enfants soient épanouis et heureux.

 

Frédérique Bangué est une ex-athlète olympique. Dans la vie quotidienne aussi ;) Elle nous livre ses conseils pour viser la ligne d’arrivée : #ChaqueJourÊtreBien avec ses enfants.

Et ça, c’est un joli challenge à relever, non ?

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J’ai toujours été exigeante avec moi même ! Et si dans beaucoup de domaines je donne tout ce que j’ai, dans celui de la parentalité, il me faut atteindre l’excellence. Normal pour une athlète de haut niveau !

Comment rendre ma fille heureuse ?

Nos enfants, ma fille l'occurrence, n’a pas choisi d'être ici, je l’ai désirée et attendue pendant très longtemps. Je lui dois donc la meilleure des vies. Alors évidemment, dès qu’il lui arrive la moindre anicroche, qu’elle rencontre la moindre difficulté, je me sens tout de suite COUPABLE si mon enfant n’est pas épanoui !

Qu’ai je dis ? Qu’ai je fait ? Ou pas fait ? Pire, un sentiment d’impuissance s’installe et me ronge.

Un garçon qui l’a poussée à l'école, des copines qui ne veulent plus jouer avec elle, mes absences pour cause de travail, et puis la séparation du papa (la plus grande cause de ma culpabilité)...

Je sais que pris à l'échelle de sa vie, la plupart de ces problèmes n’en sont pas. Ils sont même nécessaires à son développement. Sinon comment pourra-t-elle être armée pour évoluer dans ce monde ? Et pourtant à chaque fois, mon cœur se serre, que je sois responsable ou pas de sa déception.

Ma fille va bien, c’est elle qui me l’a dit !

Nous parlions de cette maison que nous avions avant et de celle que nous aimerions avoir un jour. Rêver est une belle activité que nous aimons partager. Nous travaillons son imagination et repoussons ses limites.

Mais cette fois là, où l'émotion m’a envahie, elle m’a consolée. Du haut de ses 8 ans, elle m’a dit : « Ne pleure pas maman, on est bien ! »

C’est à ce moment que j’ai compris qu’elle avait grandi. Et bien ! Nous n’avions pas fait du si mauvais travail, son papa et moi. Ma fille va bien et c’est elle qui me le dit. Bien sûr ce n’est pas son rôle de me consoler, et j’ai repris les choses en main. Mais cette prise de conscience a changé ma façon de voir les choses. Depuis je me suis imposée une ligne de conduite que je vous partage.

Un jour ma fille m’a dit de ne pas pleurer !

Mes techniques pour chaque jour être bien avec ma Princesse

Tout ne vous correspondra pas, mais peut-être cela vous donnera-t-il des idées ?

1.   Je me rapproche des autres mamans

À l’école, lors de ses activités périscolaires, parmi mes copines, ou dans ma famille - je n'hésite plus à poser des questions sur les difficultés que rencontre ma fille.

Toutes les mamans ne le font pas, mais souvent elles partagent aussi leurs soucis. Ce ne sont pas les mêmes que celles de ma fille, mais je m'aperçois que chaque enfant avance à son rythme, et développe certaines compétences plus vite que d’autres.

2.   Je me rappelle que je fais au mieux

Je sais que m’interroger et me remettre en question fait déjà de moi une bonne mère qui valorise son enfant. Je pratique l’auto-critique positive.

Je pense à tout ce que je fais de bien, aux sourires et aux étoiles dans les yeux de ma fille. Une vraie soupape pour les moments d’angoisse !

3.   Je prends le temps d'écouter mon enfant

Maman célibataire et très occupée par la création de mon entreprise, j’étais (je l’avoue) beaucoup moins disponible pour ma fille. Pour ne plus culpabiliser, je cherchais à optimiser le temps que nous passions ensemble. Pour cela, je mettais en place des activités qui ME semblaient les meilleures pour elle.

Ce n’est que dernièrement que j’ai compris qu’il fallait la laisser s’exprimer. Ce faisant, elle a commencé à s’ouvrir davantage, à se dévoiler et à se révéler. Attention, je ne la laisse pas faire n’importe quoi ! Mais je nous accorde ce temps à deux, un moment précieux – sans portable, sans ordinateur, ni tablette – que je planifie une à deux fois par semaine.

4.   Je pense à la petite fille que j'étais

Aujourd'hui quand je regarde ma princesse je vois très bien quels traits de caractères, quelles mimiques elle a hérité de son papa et moi. Je sais me montrer tolérante avec elle comparé à celle que moi j’étais. Même s’il serait dommage qu’elle reproduise mes erreurs, je me rappelle également qu’elle n’est pas moi. Qu’elle ne rencontre pas les mêmes difficultés que j’ai connu. Bref, j’essaie de ne plus transposer ma vie sur la sienne. Cette petite fille existe à part entière et je dois l’accompagner sur son chemin.

Assumer ses choix de vie pour être épanoui

Nos enfants sont nos enfants. Ils nous aimeront toujours. Même si nous doutons souvent, eux savent que ce que nous faisons, nous le faisons pour eux. Même trop travailler, même être sévère, même être trop cool : nous le faisons pour eux. Il ne faut hésiter à le leur rappeler.

Je sais que la ligne de conduite que je me suis imposée n’est sans doute pas la meilleure, mais je vois aussi que Victoria et moi sommes sur la bonne voie, en paix.

 

…Enfin, on en reparle dans cinq ou six ans, à l’adolescence…

  

Frédérique BANGUÉ

  

  

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